Sorbonne Nouvelle : un écosystème audiovisuel structurant pour les usages pédagogiques du 21e siècle

Groupe de personnes sur une scène de théâtre
Théâtre pédagogique ©Sylvain Cambon

Catégorie : Témoignage

Auteurs :

Aide de l'IA pour la rédaction de l'article Olivier Poursac Chef du service PRISM (Production Image, Son Multimédia)

Stuart McLellan Directeur du Numérique (DNum) de l’Université Sorbonne Nouvelle

En intégrant très tôt les enjeux audiovisuels dans son projet immobilier, la Sorbonne Nouvelle s’est dotée d’un véritable écosystème numérique, taillé pour les besoins pédagogiques du XXIe siècle. Résultat : une articulation fine entre bâtiment, infrastructures techniques et dispositifs immersifs, au service des humanités numériques et des formations professionnalisantes.

À la tête du service PRISM, une équipe de huit personnes, au sein de la Direction du Numérique de l’Université Sorbonne Nouvelle, Olivier assure une fonction stratégique, managériale et opérationnelle couvrant un large périmètre lié aux technologies de la production numérique. Le rôle de l’équipe d’Olivier est centré sur la gestion de l’écosystème audiovisuel de l’établissement, articulé autour du protocole NDI (Network Device Interface), permettant la transmission en temps réel de flux audiovisuels sur IP. Il pilote les dispositifs de production audiovisuelle, la maintenance des salles d’enseignement spécialisées (studios radio, théâtre, plateau TV, espace muséal…), une partie des achats techniques, ainsi que l’assistance aux usagers et la gestion des prestataires dans le cadre des contrats de maintenance.

Un campus pensé pour l’articulation fine entre numérique, architecture et culture

L’Université Sorbonne Nouvelle est historiquement spécialisée dans les lettres, les arts, le spectacle, la linguistique ou encore la didactique. Cette identité disciplinaire a naturellement guidé les choix technologiques et d’aménagement du nouveau campus Nation, pensé dès l’origine comme un bâtiment du XXIe siècle, 40 000 m2 conçu par l'architecte et urbaniste Christian de Portzamparc.

La spécificité de l’établissement — souvent qualifié d’« l’Université des cultures » — a conduit à intégrer très tôt les besoins audiovisuels dans la réflexion architecturale. La DNUM a ainsi été pleinement associée au projet immobilier piloté par l'EPAURIF, notamment pour la définition des réseaux audiovisuels et informatiques, ainsi que pour la conception des salles types, en collaboration étroite avec les architectes.

Un monitoring centralisé pour un pilotage fin des environnements pédagogiques hybrides

Le parc pédagogique de l’université comprend environ 150 salles monitorées en continu. Un système de supervision assure le bon fonctionnement des équipements pendant les cours, avec une possibilité d'intervention à distance déclenchée via une plateforme de ticketing. Ce monitoring couvre aussi les dispositifs sans fil déployés dans les salles. Une dizaine de salles ont été équipées de caméras et de micros plafonniers afin de permettre des usages hybrides ou de diffusion sur demande des enseignants, sans perturber la configuration classique des cours.

Vers une articulation fine entre bâtiment, infrastructure et usages

L’un des défis majeurs reste l’articulation entre les besoins fonctionnels, les infrastructures techniques et les ressources humaines. Dans le champ de la production numérique, cette articulation passe par des missions très ciblées confiées à des agents aux compétences larges. Toutefois, la tendance à la polyvalence, si elle répond à des contraintes de gestion, peut entrer en tension avec des exigences de spécialisation accrues. Ainsi, des fonctions comme celle de projectionniste, ou plus encore d’ingénieur du son en environnement pédagogique, nécessitent des expertises spécifiques difficilement compatibles avec des profils généralistes. Cette tension est d’autant plus marquée dans les dispositifs professionnalisants comme le Plateau TV ou bien le Studio Radio qui visent à former les futurs acteurs du journalisme, du cinéma et de l’audiovisuel.

Ce modèle d’architecture numérique intégrée, associant infrastructure de pointe, dispositifs professionnels et gestion fine des usages, positionne la Sorbonne Nouvelle comme un acteur pionnier des environnements pédagogiques immersifs et hybrides dans le champ des humanités numériques.

Des espaces pédagogiques augmentés pour les humanités numériques

Salle de projection cinématographique : Projection en 16 mm, 35 mm et DCP numérique. Principalement utilisée par le Département Cinéma et Audiovisu

 

Amphithéâtres augmentés : Trois amphithéâtres dont un de 500 places équipé de cinq cabines d’interprétation double. Les enseignants disposent d’une interface tactile pour piloter écran, lumière, son et vidéoprojection sans assistance technique.

Théâtre pédagogique : Espace dédié aux études théâtrales et à la scénographie, incluant un atelier de création de décors et une logique événementielle intégrée.

École Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs (ESIT) : Huit cabines d’interprétation double et cinq salles équipées de cabines simples. Un projet d’interconnexion est en cours pour permettre la centralisation de toutes les cabines lors d’événements.

Salles de cours augmentées : Toutes équipées pour la projection sans fil, avec dix salles disposant également de dispositifs de captation audiovisuelle. L’ensemble du parc est supervisé à distance.

Robot de téléprésence : Destinés aux personnes empêchées

Plateau TV et studio radio : Destinés aux pratiques du journalisme et de l’étude audiovisuelle. Deux modes d’utilisation sont proposés : usage en réseau interne ou diffusion vers l’extérieur.

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