L’état de l’emploi des titulaires en informatique : une expertise face au défi du renouvellement

Catégorie : Vue d’ensemble

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Aide de l'IA pour la rédaction de l'article Pôle stratégie et transformation numérique Amue

Entre richesse d’expérience et difficulté à attirer de nouvelles générations, les personnels titulaires de la BAP E (Informatique, statistiques et calcul scientifique) portent aujourd’hui une expertise précieuse mais fragilisée. Les données récentes rappellent l’importance de repenser l’équilibre entre transmission, égalité professionnelle et recrutement.

Les données du SIES, publiée en 2025, mettent en lumière la situation particulière des personnels titulaires de la BAP E (Informatique, statistiques et calcul scientifique) dans l’enseignement supérieur. Cette branche regroupe 3 884 titulaires, soit près de 9 % de l’ensemble des ITFR. Elle se distingue par une faible féminisation : seulement 15 % de femmes, un taux largement inférieur à la moyenne inter-BAP (38 %). Cette sous-représentation interroge les politiques d’égalité professionnelle dans un domaine stratégique pour la transformation numérique des établissements.

À titre de comparaison, au niveau national, la situation reste préoccupante bien que légèrement plus favorable : selon l’INSEE, les femmes occupent 24 % des emplois dans les professions numériques en 2023, une proportion globalement stable depuis plusieurs années.

Un autre élément saillant concerne le vieillissement des effectifs : l’âge moyen des titulaires de la BAP E en 2022 atteint 48,8 ans. Cette maturité témoigne d’une forte expérience collective, mais révèle également la difficulté à attirer et fidéliser de jeunes talents, particulièrement dans un contexte de concurrence avec le secteur privé.

Cette lecture doit toutefois être nuancée. Les données disponibles portent uniquement sur les agents titulaires. Or, les dispositifs de financement récents (NCU, DEMOES…) permettent le recrutement de contractuels, absents de ces statistiques mais jouant un rôle croissant dans le développement des compétences numériques. Par ailleurs, une part significative des métiers du numérique relève également de la BAP F (Culture, communication, production et diffusion des savoirs), qui englobe notamment l’ingénierie pédagogique, l’audiovisuel et le multimédia.

En conclusion

En définitive, entre déficit de féminisation, vieillissement des titulaires et montée en puissance des contractuels hors champ statistique, la question du renouvellement et de la structuration des compétences numériques dans l’enseignement supérieur apparaît plus stratégique que jamais.

Source SIES

Un grand merci au SIES de nous avoir indiquer ces éléments statistiques dans leurs travaux. 

Ces éléments sont documentés dans l’édition 2025 de L’état de l’emploi scientifique en France, où un chapitre (pp. 92-99) est consacré aux ITRF, distinguant les effectifs par corps et par BAP

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