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Enquête NABUCO : Une meilleure connaissance des utilisateurs.

Dernière modification 18/11/05

Auteur : Rédaction

Dans le cadre de la procédure de dialogue compétitif visant au remplacement du logiciel NABUCO une enquête a récemment été menée auprès des utilisateurs.


Hugues Ponchaut, chef de projet ABCdE, explique les raisons de cette démarche.

Pourquoi avez-vous lancé cette enquête auprès des utilisateurs NABUCO ?

Pour cadrer le projet ABCdE, tant sur le plan des coûts que celui des délais, il faut présenter aux sociétés candidates des données précises sur notre existant et nos besoins.

Aucune société ne peut s'engager sur la base de données incomplètes ou approximatives.

Il nous fallait donc fournir un certain nombre d'éléments quantitatifs permettant de mieux caractériser le contexte du projet. Pour que les soumissionnaires s'engagent sur des prix et délais, ou des unités d'œuvre fiables, il était indispensable de leur fournir des éléments plus précis que ceux dont nous disposions alors.

Pour calibrer des formations, des reprises de données, ou négocier des prix de licences, il est nécessaire de mieux connaître le nombre d'utilisateurs et les volumes des bases de données (non pas en octets, mais en termes d'écritures, de structures)…

Or nous ne détenions qu'une connaissance imparfaite et, en tout cas, pas assez concrète de l'utilisation de NABUCO.

Nous ne connaissions pas, par exemple, le nombre de personnes se servant du logiciel ni comment.

Nous n'avions pas d'informations chiffrées et tangibles sur les pratiques dans les établissements autour du logiciel et de la gestion financière et comptable.

Si la maintenance de NABUCO peut, à la rigueur, s'effectuer dans un "flou" relatif concernant ces éléments quantitatifs, puisque son implantation est terminée depuis longtemps, la construction et la diffusion d'un nouveau produit imposent de disposer d'informations fiables pour définir un planning réaliste.

Quelles sont vos réactions par rapport aux retours de cette enquête ?

La première bonne surprise a été le taux de réponse. 97 établissements sur 105.

Ce taux de retour confère une grande fiabilité aux résultats de l'enquête mais aussi nous procure une base de connaissance très intéressante sur certains aspects de la vie financière des établissements (niveau de déconcentration des structures, niveau d'utilisation des plans de destinations…).

Notre deuxième grande surprise est venue du nombre d'utilisateurs de NABUCO. Nous envisagions 6000 utilisateurs en tout mais l'enquête a révélé que 7000 utilisateurs permanents et 10000 occasionnels ont recours au logiciel de l'AMUE.

Avez vous abordé la question de la satisfaction des utilisateurs ?

Pas dans cette enquête qui était uniquement destinée à évaluer quantitativement notre utilisation de NABUCO.

Par contre une étude orientée vers la satisfaction des utilisateurs a été réalisé pour le comité de pilotage de l'AMUE par le cabinet KPMG.

Cette enquête révèle un taux de satisfaction de 75%. Les principaux reproches faits au système sont liés à son ergonomie (liée à sa technologie) et à une certaine lourdeur dans sa mise en œuvre (produit complexe)

Le niveau de sécurité offert par les multiples contrôles de NABUCO est particulièrement apprécié. Les saisies, validées par le système, ne pouvant être fausses du point de vue réglementaire (exceptées en cas d'anomalies du système évidemment)

De même le système sait s'adapter à des contextes diversifiés, grâce aux nombreux paramètres qu'il gère.

Mais il y a aujourd'hui un revers à cette médaille : la lourdeur et la complexité du système

Cette complexité a pu aussi engendrer l'apparition de "bugs" que nous nous efforçons de corriger dans les meilleurs délais. La complexité de NABUCO, la qualité de son code, son contexte d'utilisation impliquent la mobilisation de moyens importants pour en assurer la maintenance et notamment pour tester et fiabiliser ses différentes versions.

Le produit a ainsi pris, ces dernières années, un retard tant sur le plan fonctionnel sur des fonctions majeures (pas de comptabilité analytique, pas de gestion pluri annuelles de projets ou programmes…) que technologique (d'où son ergonomie peu conviviale).

Ces éléments font d'ailleurs partie des raisons qui sont à l'origine de son projet de renouvellement.