C'est dans un contexte particulier que s'est ouvert ce 19 février le colloque annuel de la CPU. Luc Ferry devant intervenir en ouverture, de nombreux chercheurs s'étaient donnés rendez-vous devant l'amphi où se déroulaient les débats pour l'interpeller. Le ministre souffrait d'une maladie qui n'avait rien de "diplomatique" a indiqué Josy Reiffers. "Il n'a d'ailleurs pas pu assister au conseil des ministres de mercredi" a-t-il précisé.

C'est dans un contexte particulier que s'est ouvert ce 19 février le colloque annuel de la CPU. Luc Ferry devant intervenir en ouverture, de nombreux chercheurs s'étaient donnés rendez-vous devant l'amphi où se déroulaient les débats pour l'interpeller. Le ministre souffrait d'une maladie qui n'avait rien de "diplomatique" a indiqué Josy Reiffers. "Il n'a d'ailleurs pas pu assister au conseil des ministres de mercredi" a-t-il précisé.

Alain Rousset, président de la région Aquitaine, est intervenu en premier : "J'aurais voulu m'exprimer dans un contexte plus serein" a-t-il regretté. Et de poser une question en liminaire: "Est-il possible d'assurer l'avenir d'un pays si on n'investit pas dans la recherche?" M Rousset a insisté sur la mise en place d'une "complicité" accrue entre le monde économique et celui de la recherche. "Nous devons mieux affiner la notion d'accompagnement des chercheurs dans la création d'entreprises" a-t-il souligné.

Quant à Josy Reiffers, il est revenu sur le "retard accumulé" en matière de recherche. "Il ne s'agit pas que d'un problème de moyen, mais aussi d'organisation et de pilotage" a rappelé le directeur adjoint de cabinet du ministre. Il a également souligné que le ministre tenait à ce que les universités participent "activement" aux assises prévues.

Michel Laurent, premier vice-président de la CPU, a souligné que "ces moments de crise sont dus à un contexte général que nous avons régulièrement dénoncé: le sous-financement et l'articulation trop complexe et parfois peu efficace des systèmes et des institutions en charge de la recherche." Selon M Laurent, une formation supérieure de qualité ne peut exister sans recherche digne de ce nom.

Michel Laurent a, en outre, insisté sur le rôle pivot des universités, "lieu unique d'interaction et de synergie entre tutelles, organismes de recherche, collectivités locales et territoriales et partenaires privés".

Les ambitions du colloque sont claires : "Nous envisagerons donc les changements quantitatifs et qualitatifs nécessaires et conjoints pour rendre notre activité plus efficace et aller vers une unicité réelle d'un système de recherche" a affirmé M Laurent.

Le vice-président a ensuite soulevé plusieurs questions qui ont alimenté les débats, parmi lesquelles:

"Quel contenu pour une loi d'orientation et de programmation?" , "Comment concevoir un dispositif global d'évaluation pour tous les laboratoires?" , "comment favoriser une plus grande attractivité de la recherche?" , "comment mieux articuler recherche publique et recherche privée?" , "quelles perspectives nationales, européennes et internationales donner à une recherche publique française, compétitive et contribuant au développement socio-économique du pays? "

 

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