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Date de création : 27/05/2004

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Réaction au texte de propositions de la CPU sur l’organisation de la recherche publique en France  Réservé aux adhérents

Dernière modification - 27/05/2004

Réaction de Didier Chatenay et Laurent Bourdieu.

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Texte de Didier CHATENAY, Laurent BOURDIEU.

Chercheurs CNRS à l'université Louis Pasteur.

Le statut unique : la fin d'un modèle d'organisation de la recherche ?

Alors que, dans le cadre des Etats Généraux de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, les débats autour de la rénovation du système de recherche publique sont largement engagés dans l'ensemble des régions, nous assistons à une étonnante convergence des prises de position émanant aussi bien de l'Académie des Sciences, de la Conférence des Présidents d'Universités, que d'initiatives locales diverses telles « DU NERF », sur l'idée d'un statut unique pour les personnels de la recherche et de l'enseignement supérieur.

Ce nouveau statut semble impliquer pour tous la disparition concomitante des Etablissements Publics Scientifiques et Techniques (EPST), tels que le CNRS, l'INSERM et l'INRA, réduits au mieux à un simple rôle d'agence de moyens. Les tenants de cette position semblent s'accorder de manière unanime sur un diagnostic plutôt sombre du fonctionnement et du rôle actuels des universités françaises et désignent ouvertement l'existence des EPST comme un obstacle sérieux à leur développement.

Ayant exercé nos fonctions de chercheur au sein d'une de nos grandes universités (l'université Louis Pasteur à Strasbourg) et ayant participé au travers de diverses tâches à la vie scientifique de cette université, nous nous étions imaginés, naïvement très certainement, que nous pourrions défendre ensemble, universitaires et chercheurs des EPST, une forme de refondation de notre système ne présentant, dans son principe, malgré de nombreuses déclarations, ni une complexité insurmontable ni une spécificité propre à la France. Il suffit de rappeler l'existence dans de nombreux pays étrangers de chercheurs permanents (au sein des laboratoires Max Planck en Allemagne, d'AMOLF aux Pays Bas, du MRC en Grande-Bretagne, du NIH, du NIST aux Etats-Unis). Une des spécificités françaises réside plutôt dans la profonde interpénétration du système universitaire et des EPST.

Quels sont les véritables avantages de notre système actuel tant pour l'enseignement supérieur que pour la recherche dans les universités et dans les EPST ?